Retour de stage

Voici un petit partage du déroulement de trajet d’un atelier d’AMS proposés pendant les vacances de février 2022, pendant les jours de Carnaval (jours fériés pour les parents également).

Adaptation :
1 atelier s’est déroulé le lundi matin de 9h30 à 12h30
3 couples ado/parent inscrits
2 couples présents au RV (1 contretemps de santé pour le 3 ème couple)

Thème proposé :
rencontrer sa fille/sa mère autrement dans une relation sans prédominance ou chacune apprend de l’autre /axe poétique imaginaire (pour rester dans l’esprit imaginaire du Carnaval, avec plus de douceur).
Demande de ma part aux 2 ados de leur plaisir ou non d’être là et de leur curiosité ou non ;
M. : contente, sans trop savoir à quoi s’attendre….
N. : aurait préféré passer sa matinée sur Netflix !

Présentation du thème du jour et de l’AMS brièvement

Accordage debout des 3 axes de linéarité des MI : -la verticalité

  • La transversalité +++
    la transversalité + la verticalité basse car besoin d’ancrage++ chez les 2 ados (l’une qui a parfois pour des malaises vagaux et les 2 sont très
    filiformes, avec une grande poussée de croissance dans les MI peu habités , 2 ados peu sportives).
  • Approche du mouvement antéro postérieur à partir du jeu des genoux avant/arrière dans les transversalités
    1er malaise de M. !! Je la vois tourner de l’œil debout et j’interviens manuellement pour l’asseoir car
    se raidit ++
    N. me dit 2 secondes plus tard que cela tourne !et qu’elle a un mal de tête (frontal) depuis le début
    de la mise en mouvement
  • L’envol
    Les 2 ados installées assises dos contre le mur regardent leurs mères, plus stables découvrir et faire le codifié de l’envol avec une attention majeure à l’ancrage. Elles reprennent de l’ancrage et participent aux 2 autres envols en gagnant en linéarité dans leurs axes. Avec un guidage progressivement plus poétique, je réajuste mes ambitions de les solliciter elles dans un langage poétique ; elles gèrent leur solidité prioritairement.
     Verbalisation de leurs ressentis : mieux, plus ancrées, plus stable
     Jeu côte à côte maman/ ado pour les transversalités dans la même direction et en contre appui (bord de pied contre bord de pied)
     Ajustement de l’exercice à 2 au sol dos contre dos suite au malaise d’une maman « excédée par la lenteur » (sa fille a, dans la vie un rythme beaucoup plus lent que la maman, très active et vive et ma proposition de s’attendre dans la lenteur, au PA, au starter du mouvement, pendant le ddt et à l’arrivée a généré cette réaction neurovégétative forte)

Travail au sol, dos à dos, en haut bas puis en convergence /divergence associées et dissociées

 Verbalisation de leurs ressentis… un peu laborieux pour les ados…

 Travail face à face : apprentissage progressif du kokyu, 3AR pour chacune, évolutivité vers kokyu spontané pour la 1 ère emmenée au sol.
Beaucoup d’accompagnement manuel de ma part surtout auprès de N.

 Retour verbal du kokyu et de l’atelier :
M. a adoré emmener sa maman au sol, était très présente dans le PA au sol en belle convergence et bien reliée à sa mère. Elle s’exprime assise au sol sa colonne stable dans une belle verticalité le genou droit plié pointant vers le haut, la jambe gauche repliée sous sa cuisse au sol, créant une belle dissociation haut /bas et une stabilité magnifique à voir, dégageant une nouvelle vitalité et 1 grand sourire !
C., la mère de M. est ravie d’avoir eu un temps privilégié et nouveau avec sa fille (2ème d’une fratrie de 3) ; la lenteur au sol ne lui a posé aucun problème, comme la lenteur dans l’envol seule ne lui en posait pas. Elle exprime un temps de fatigue déposée et comme une nouvelle fatigue qui s’exprime
(très occupée avec ses 3 enfants et son travail, gère ++) et a pu lâcher.

N., impatiente de partir déjeuner, installée à la romaine avec pour la 1 ère fois le sourire, le regard pétillant et me regarde en face alors que m’a fui et a fui le face à face dans le kokyu avec sa mère ++. Je lui nomme et elle acquiesce qu’est plus présente dans la relation avec une intensité de vie ! M.la mère de N. a senti sa stabilité, du lâcher prise, du plaisir à faire avec son ado et globalement un gain de fluidité.

Et moi : ravie ! De mon adaptabilité entre le projet et la réalité ! De leurs magnifiques gains d’ancrage et de solidité après 3 malaises neuro-végétatifs ; toujours aussi émerveillée de la puissance de nos outils pour réajuster ; prise de conscience que l’éprouvé et son expression sont à éduquer +++ en particulier chez les ados !

Par Magalie Bouchon, Médecin, fasciathérapeute, diplômée en pédagogie perceptive spécialité Art Martial
Sensoriel.